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Le Point de Riz asbl

Côté face, une cuisine végétale. Côté pile, un projet d'inclusion.

Notre restaurant, « Les 4 Jeudis », existe depuis 2016. 10 ans déjà ! Des années passées à toute vitesse, comme chacune de nos journées. Notre petite équipe se mobilise en permanence pour relever les nombreux défis du quotidien.

Chaque matin, nous nous activons en cuisine pour transformer des produits bruts en une assiette colorée, gourmande et pleine de vitalité : une cuisine 100 % végétale, bio et sans gluten. En coulisses, nous nous activons encore autrement car nous accueillons dans le travail des personnes dont le parcours de vie est particulièrement complexe. Le restaurant est l'outil d'un projet d'inclusion, celui de l'asbl « Le Point de Riz ».

Notre asbl s'adresse à des personnes qui ont été fragilisées par des problématiques de santé mentale et les aide à reprendre part à la vie de la société, en leur proposant de vivre une expérience de travail. Notre vocation est de fonctionner comme un espace d'immersion et de transition : leur permettre de sortir de l'isolement et/ou du réseau de soins, se découvrir autrement et entrer dans une nouvelle dynamique jusqu'à construire un projet (bénévolat, formation, emploi).

Un tel espace ne peut fonctionner sans financement extérieur car le restaurant ne pourra jamais à lui seul financer tout ce qui ne se voit pas (et qui ne « produit » pas) : les entretiens de candidature, l'accueil des nouveaux arrivants, l'accompagnement au quotidien, les suivis individuels, la construction du projet, la gestion de l'asbl, etc.

Aujourd'hui, notre structure est fragilisée : une demande de subside reste bloquée depuis 2024, la fréquentation du restaurant est en dents de scie. Nous avons été contraints de réduire l'équipe et de nous séparer d'une de nos collègues. C'est pourtant la présence d'une équipe psycho-sociale investie qui permet de transformer l'espace d'une cuisine en un lieu de reconstruction et de remobilisation. C'est là que votre soutien peut faire toute la différence !

Notre objectif est de réunir 40.000 € pour maintenir le projet social et réembaucher notre collègue.

Nous ne comptons pas uniquement sur vos dons pour y arriver. En parallèle, nous multiplions les démarches : fondations, nouvelles demandes de subsides, entreprises. Mais ces démarches prennent du temps, et chaque don, petit ou grand, nous aide à tenir le cap d’ici là !

– Soutenez directement notre projet via cette collecte

– Venez manger aux 4 Jeudis, et parlez-en autour de vous

– Arrondissez votre addition lors de votre venue

– Commandez des lunchs à emporter pour votre équipe

– Privatisez notre espace (formules classique, solidaire ou partenaire)

– Sponsorisez nos actions– Encore une autre idée ? Écrivez-nous : contact@lepointderiz.org

Chaque geste compte. Merci de faire partie de l’aventure !

 

Pour aller plus loin

Notre restaurant, un outil

Le restaurant « Les 4 Jeudis » doit son existence au projet de l’asbl « Le Point de Riz ». Un nom emprunté au tricot pour désigner sa vocation : une activité de liaison. Le restaurant en est l’outil : un espace passerelle, qui fait la jonction entre le monde du soin et celui du travail, entre le temps de la fragilité et celui des possibles.

Les problématiques psychiques ont souvent pour effet d'isoler : vulnérabilité psychique et exclusion sociale se renforcent, maintenant les personnes en marge de la vie sociale. En proposant une expérience de travail, l'objectif est de faciliter le « premier pas » en dehors du réseau de soins. Premier pas qui permettra à d'autres petits pas de suivre, d'abord au sein même de la structure, jusqu'à ensuite prendre de l'ampleur et franchir un cap en allant vers un nouveau projet.

Chaque année, nous accueillons une vingtaine de personnes. Une grande majorité d'entre elles vivent l'expérience de manière porteuse. Parmi celles-ci, près de la moitié quittent la structure pour un bénévolat, une formation ou un emploi.

Un quotidien haut en couleur

Un restaurant est un espace vivant, concret, aux tâches variées permettant à un grand nombre de personnes d'y trouver une place et d'y faire un chemin.

Être plongé dans une pratique bien « réelle » est particulièrement stimulant. Les attentes des clients fonctionnent comme un principe de réalité qui impose un certain niveau d'exigence. Les journées sont organisées autour de tâches, qui sont comme autant de défis, que l'équipe parvient, ensemble, à relever ; ce qui est souvent source de mobilisation et de fierté. Peuvent y prendre forme une réciprocité et une solidarité véritables, entre tous : « bénéficiaires » et « encadrants » ; ce qui est plutôt inédit, et vertueux !

L'atmosphère est traversée (souvent en fin de matinée) par une forme de tension, inhérente à la nécessité que les choses aboutissent vers midi. Cela participe à la richesse du dispositif : les enjeux sont bien réels. Certaines difficultés sont présentes mais surmontées, et cela sans entamer la dynamique relationnelle positive, qui reste la priorité. C'est parfois un bénéficiaire qui apporte son aide à un encadrant, parfois un petit geste qui va permettre à l'ensemble de se refluidifier, comme apporter le sel lors d'un moment de rush ou débarrasser le plan de travail juste avant le « coup de feu ».

Mise en avant du projet

Longtemps plus que discrets sur notre projet social, nous sortons de notre réserve et vous le présentons. Cette discrétion faisait partie du dispositif depuis le départ. Avec cet espace, l'objectif est de permettre à des personnes, bien souvent stigmatisées, de sortir du réseau de soins, de se « risquer » un peu plus vers l'extérieur et de se découvrir autrement. Ne pas exposer le projet social semblait le plus porteur : permettre aux personnes de s'expérimenter, ici et maintenant, avec le plus de latitude possible.

Ce choix n'avait de sens véritable que pour les personnes que nous intégrions dans le service en salle. Cela fait quelques années maintenant que nous n'y parvenons plus, faute de temps et de moyens. L'essentiel du projet se déroule en coulisses, en cuisine. Cette réserve n'a donc plus de raison d'être. La maintenir nous empêcherait aussi de venir vers vous pour présenter notre projet et solliciter votre aide.

Santé mentale, rétablissement et travail

La santé mentale est un des grands enjeux de notre société. En Belgique, elle ne cesse de se dégrader depuis 20 ans. L'OCDE met en avant le manque de moyens qui lui sont attribués dans notre pays. Se consacrer à ce défi est pourtant essentiel : bâtir une communauté plus solidaire mais aussi plus résiliente, capable de traverser les crises.

Notre asbl s'inscrit dans un mouvement plus large, qui compte de plus en plus de structures innovantes qui visent à sortir d'une logique stigmatisante pour permettre aux personnes de se reconnecter à leurs « pouvoirs d'agir ». La perspective du « rétablissement », née d'un mouvement collectif des usagers de la santé mentale, porte un message d'espoir : il est possible d'avancer, de se reconstruire malgré les troubles, avec les troubles mêmes, jusqu'à reprendre part à la vie de la société.

Le travail est une voie, parmi d'autres, sur ce chemin, celle que nous avons choisi de soutenir. Travailler emporte des enjeux essentiels : se sentir appartenir à la communauté, apporter sa contribution à autrui, interagir avec le réel, rythmer le quotidien et y introduire du sens.

L'espoir que la vie change ou prenne une autre tournure : c'est souvent à ce niveau-là que nous rencontrons les personnes lors des entretiens de candidature. Moments précieux où les personnes énoncent quelques-unes de leurs aspirations.

La participation à la vie de la société est essentielle pour chacun d'entre nous et notre structure propose un espace où chacun va pouvoir faire, agir, proposer, et réaliser un chemin qui lui soit propre.

Richesse et plasticité du dispositif

Nos années d'expérience confirment la richesse de ce dispositif. Beaucoup de personnes accueillies s'y sentent bien, s'y découvrent autrement, sont portées par l'expérience et retrouvent de l'élan.

L'espace peut réellement fonctionner « au cas par cas » et tendre tantôt du côté du soin, tantôt du côté de l'insertion professionnelle, en permettant tous les passages possibles entre ces deux pôles, et ce de manière fluide et naturelle. Pour certains, l'espace sera comme une prolongation, cette fois dans la cité, d'un lieu de soin (l'étape peut déjà être grande) ; pour d'autres, l'espace fonctionnera comme un tremplin pour s'engager dans la vie sociale extérieure, en débutant une formation ou en décrochant un emploi. Tous les parcours peuvent se dessiner.

Des anciens reviennent régulièrement vers nous. Certains s'adressent à nous dans les moments plus difficiles ; le lieu a compté pour eux et fonctionne toujours comme repère et ressource pour continuer à avancer. D'autres reviennent vers nous pour nous apporter de bonnes nouvelles comme la réussite d'une formation commencée à la suite du parcours ou l'obtention d'un nouvel emploi.

Une équipe tout terrain

Une de nos spécificités est que c'est la même équipe qui gère le restaurant, accompagne les personnes dans le quotidien de travail et réalise leur suivi individuel. Une toute petite équipe composée de trois psychologues, qui portent véritablement le dispositif chaque jour. Et il faut une sacrée énergie !

Un restaurant exige une organisation serrée. Y accueillir sans cesse, pour une durée limitée, de nouvelles personnes, qui découvrent tout et qui sont parfois très loin du travail, demande une énergie immense, à renouveler en permanence. L'équipe doit à la fois faire preuve de grande souplesse et d'attention à la singularité de chacun, à la fois faire preuve d'efficacité et de rigueur pour un service de qualité aux clients. L'équipe navigue donc entre beaucoup de dimensions dans un même espace-temps : elle jongle, compense, réintroduit un équilibre là où la complexité des parcours crée souvent un déséquilibre.

Mais cette énergie est aussi renouvelée par l'arrivée de chaque nouvelle personne. Avec chacune d'elles, un nouveau monde apparaît, plein d'enjeux et d'espoirs. L'enthousiasme de l'équipe en est à chaque fois ravivé, le sens du projet reconfirmé, et l'énergie reconduite pour faire perdurer cet espace dans sa fonction d'accueil afin que chaque personne puisse faire un vrai chemin, ici et peut être ailleurs.

Nouvelle mission, encore

À cette double mission, à laquelle s’attelle l'équipe, s'ajoute maintenant une troisième : celle de faire perdurer cet espace.

Notre dispositif, qui mêle soin et projet, a beaucoup de sens pour le parcours des personnes accueillies mais a toujours rendu complexe l'obtention de subsides. Notre structure déploie une pratique hybride, transversale, entre des secteurs d'ordinaire différenciés : santé mentale, insertion professionnelle, handicap (psychique), promotion de la santé, inclusion, etc. Comme nous ne correspondons à aucune catégorie préexistante, les pouvoirs publics nous ont souvent renvoyés d'une instance à l'autre.

Nous sommes parvenus à trouver un cadre public qui nous permettrait de déployer notre pratique selon notre axe spécifique. Une demande introduite pour la première fois en 2024, qui a reçu un écho très positif, mais qui reste bloquée en raison de la situation budgétaire et politique actuelle. Nous la réintroduisons chaque année, sans encore de retour concret.

À cela est venu s'ajouter un contexte général que nous connaissons tous, avec une fréquentation du restaurant en dents de scie, qui a conduit à une chute du chiffre d'affaires. Celui-ci a pourtant toujours été le socle financier de l'asbl, ayant été capable de couvrir jusqu'à 70% de ses frais globaux ! Notre modèle est donc intéressant à tous niveaux, y compris financier, et permet une certaine autonomie. Notre besoin de financement est très réduit par rapport à d'autres structures mais reste néanmoins indispensable. Même à son meilleur niveau de fonctionnement, le restaurant ne pourra jamais couvrir entièrement les frais d'un tel projet.

Notre appel de fonds

C’est pourquoi nous lançons cet appel : réunir 40.000 euros pour assurer la continuité de notre projet social et réembaucher notre chère collègue, que nous avons dû licencier.

En parallèle, nous frappons à toutes les portes (fondations, nouvelles demandes de subsides, entreprises). Ironie de la situation : faute d'atteindre le quota de subsides publics suffisant, nous ne pouvons pas prétendre à l’agrément fiscal qui permettrait à nos donateurs de bénéficier d’une réduction d’impôt. Un comble !

Notre défi actuel est grand. Pour continuer à faire exister cet espace, nous devons avoir plein d'idées, les adapter, nous adapter, quasi en permanence et tenter plein de choses. Mais à vrai dire, lancer un tel projet et le maintenir dans la durée a toujours demandé de le faire. Les défis sont partout, tout le temps : en coulisses, en cuisine, où nous jonglons en permanence entre inclure et produire ; et en coulisses des coulisses, où la gestion de l’asbl sert à faire tenir les murs le plus droit possible.

Cette fois-ci, les choses sont plus aiguës. Mais nous faisons tout pour y arriver ! Ce sera pour « la semaine des 4 jeudis » ?

Certainement pas ! De cette expression née au milieu du XIXe siècle, nous ne retenons pas l'impossible mais l'idéal, le rêve, les possibles. Elle vient d'une époque où les enfants avaient congé le jeudi. Moment de liberté que nous voudrions tous voir se doubler, se quadrupler, pour vivre un peu plus amplement, un peu plus légèrement. Pour les clients, venir au restaurant entre deux réunions de travail, c'est s'accorder un temps pour soi. Pour les personnes accueillies, venir travailler, c'est vivre une expérience nouvelle et sentir l'horizon s'élargir.

Mobilisez-vous avec nous

Rejoignez-nous si vous voulez préserver des espaces qui ne soient pas absorbés par les immenses vagues qui déferlent partout, et défendre « l'artisanat ».

L'artisanat en cuisine, bien sûr. Aucun aliment sous vide, ni surgelé, venu d'on ne sait où, aucune entourloupe : des produits bruts, des graines, des noix, des légumes sous toutes leurs formes, entièrement bio. Des produits bénéfiques pour la planète, pour les humains et, bien sûr, pour nos amis à pattes ou à nageoires.

L'artisanat dans notre projet social, aussi, pour reprendre l'expression du Dr Emmanuel Venet (Manifeste pour une psychiatrie artisanale, Verdier, 2020). Nous mettons tout en œuvre pour proposer un espace qui permette à chaque personne d'avoir une place, la sienne, avec son style propre. Chacune, quelles que soient ses affinités avec le travail, apporte une contribution à notre mini-collectif : tous ensemble, nous relevons le défi de cuisiner et de servir les clients. Il en ressort une atmosphère particulièrement vivante et humaine, faite de débrouillardise et de solidarité, empreinte de la singularité de chacun.

Travailler implique des enjeux bien plus subtils qu’il n’y paraît. Ce qui peut sembler « aller de soi » quand « tout va bien » ne l'est pas pour celles et ceux que nous accueillons. Travailler implique de se plonger dans un monde nouveau et de trouver sa place parmi les autres. Travailler implique aussi de faire avec une logique de travail, donc d'intégrer une logique extérieure à soi. Autant d'exercices de composition et d'ajustement, qui demandent de puiser dans son corps et dans son « organisation interne » ; exercices qui sollicitent une certaine « plasticité » psychique pour pouvoir se modifier soi par rapport à la tâche, à l'autre, au contexte, à l'imprévu. Le défi est fameux aussi pour les personnes que nous accueillons !

Il est fondamental de proposer des espaces qui ouvrent et qui permettent, qui fassent place à la complexité, et qui ne soient pas dans le « tout ou rien » : soit le travail salarié comme le seul qui vaille, soit l'absence totale de connexion au travail. Entre les deux, il faut des espaces où les personnes peuvent se vivre au « travail » : cette activité universelle, aux formes infiniment variées, qui permet de partir au-devant de soi, tout en se connectant à soi, pour faire. Faire avec ses mains et son corps, faire avec les autres, fabriquer quelque chose et transformer ce qui nous entoure. Et à partir de là, peut-être, tisser les choses un peu autrement pour s’aventurer vers du nouveau et concrétiser un projet.

Si vous voulez, vous aussi, préserver des espaces comme celui-ci, des espaces à taille humaine, qui donnent de l'espace et du temps aux personnes, et qui s'organisent autour du sens, rejoignez-nous. Un don ponctuel, un don mensuel, un repas partagé aux 4 Jeudis, un mot à votre entreprise ou à vos proches : chaque geste compte et nous aide à rester centrés, comme depuis dix ans, sur l’essentiel, c’est-à-dire les personnes et les enjeux humains de notre projet.

Nous y croyons, et nous y arriverons, tous ensemble !

Un immense merci.

Montant collecté
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Objectif :
40 000 €
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